Alors que les deux premiers modèles de la gamme Xperia de Sony Ericsson (le très décevant X1 et le X2 dont la sortie est décalée à début 2010) fonctionnent sous Windows Mobile, et proposent un clavier AZERTY complet, le petit dernier, le X10, prend une toute autre orientation. Tout tactile, Android, design ultra fin, "très trés" grand écran, tout noir ou tout blanc (au lieu du revêtement métal)... Du haut de gamme ET grand public.
Il s'agit surtout du premier smartphone de Sony Ericsson exploitant la plateforme Google Android (version 1.6, Donut), montrant bien que tous les constructeurs s'y mettent, prudemment bien sûr, mais sûrement. Evidemment, Sony Ericsson y a ajouté une surcouche logicielle, afin de personnaliser l'interface graphique: déverrouillage en faisant glisser le doigt en arc de cercle, premier écran dédié en priorité aux applications proposées par Sony Ericsson, et bouton magique en forme de symbole infini... Un tryptique d'applications couvre, selon le constructeur, les besoins de l'utilisateur.
- Vie sociale : l'application Timescape est centrée autour de l'utilisateur et de son environnement. Elle vous affiche de façon chronologique tous vos contacts et échanges avec vos correspondants (voir photo ci-contre). En sélectionnant une personne en particulier, on peut ainsi retrouver tous les éléments qui le concernent : appels, messages, status Facebook, tweets, photos et vidéos partagées sur Flikr, Picasa ou YouTube, etc.
- Loisirs : l'application Mediascape, toujours avec cette même approche transversale propose de naviguer dans les contenus multimédia (audio, vidéo, photo) qui sont enregistrés dans la mémoire du smartphone, mais aussi en ligne via YouTube ou PlayNow (le service de téléchargement de musique, sonneries et jeux de Sony Ericsson)
- Services : En partenariat avec la société de "conciergerie" privée John Paul, l'application Serve.Me se présente comme un facilitateur pour obtenir un service en quelques clics : réserver un taxi, trouver un hôtel, préparer un voyage. Tous les services basiques seront intégrés dans l'offre, gratuite pendant la première année, puis elle coutera 1 euro par jour si on continue l'abonnement. Toutes les demandes dites "excentriques" pourraient être traitées, via la société John Paul, mais de manière payante.
Outre ces applications, on profite de toutes les applications et services web proposés avec Android, notamment l'accès à Android Market.
Ce qui m'a plu (sur le prototype que j'ai manipulé):
-beau design, revêtement anti-dérapant au dos, immense écran, très fin et assez léger
-belle réactivité du système, tactile au point (mais pas de multitouch pour l'instant)
-application Timescape séduisante
-même si le X10 ne bénéficie pas de la dernière version d'Android (2.0), une mise à jour sera mise à disposition des utilisateurs par la suite.
Ce qui m'a déplu :
-la vidéo n'est guère à la fête, à part la mise en avant de YouTube
-le prix nu toujours élevé (600 euros), Sony Ericsson préférant parler de 200 euros avec subvention opérateur.
Les spécifications techniques :
Quadribande GSM/EDGE, tribande 3G+, WiFi, A-GPS, Bluetooth, écran 4 pouces 480x854 pixels, processeur Qualcomm Snapdragon 1 GHz, mémoire (1 Go interne + 8 Go sur carte microSD), appareil photo 8,1 mégapixels, poids 135 g pour 119x63x13 mm
Date de sortie : fin février 2010

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