Oubliez le "smartphone", c'est has-been. Maintenant parlons de "superphone" ! Merci Google et ses marketers...
Après avoir fait "buzzer" la planète et surtout le microcosme biz et tech depuis quelques semaines, le Nexus One de Google a enfin été officialisé.
Il est désormais en vente en ligne par Google "itself" sur un site dédié. Plus que le terminal lui-même (conçu et fabriqué par HTC) dont les spécifications sont certes trés intéressantes mais ne révolutionnent pas la high-tech mobile, c'est la prise en charge directe par Google de la vente de terminal qui vaut la peine d'être notée. La firme de Mountain View ne semble pas vouloir s'en tenir à un seul terminal : cela a été affirmé pendant la conférence de presse d'aujourd'hui. Google vendra d'autres terminaux, sous sa propre bannière mais aussi d'autres marques (HTC? Motorola?). Et il les vendra aussi bien "nus" qu'avec un forfait d'opérateur mobile, et dans de multiples pays.
Il s'agit donc véritablement d'une toute nouvelle activité pour Google qui affirme vouloir "simplifier" la tâche au consommateur.
Pour l'instant, le Nexus One n'est disponible à la vente que pour les résidents des Etats-Unis, et de 3 pays "tests" : Royaume-Uni, Singapour et Hong-Kong. Et le prix du terminal ne bouleverse pas vraiment le marché : 529 dollars (terminal nu), et 129 dollars avec abonnement auprès de l'opérateur américain T-Mobile. Vodafone commercialisera au printemps prochain le Nexus One en Europe, sans doute SFR en France, comme la rumeur le laissait entendre il y a quelques jours. Aux alentours de 200 euros chez SFR (si cela se confirme), le Nexus One ne se distinguera pas du commun des smartphones en terme de prix !
Alors en quoi le Nexus One se distingue-t-il vraiment? Voici un tour de tous les petits "plus" qui rendent à mon sens, tout de même très intéressant ce smartphone... euh pardon, superphone.
- Technique : il abrite le plus rapide des processeurs (Snapdragon à 1 GHz), un grand écran 3,7" AMOLED à haute résolution (480x800 pixels) et deux micros pour la réductions de bruits ambiants. Il est compatible WiFi 802.11n, dispose de tous les capteurs "en vogue" (accéléromètre, proximité, boussole, AGPS).
- Design : ultra fin (11,5 mm d'épaisseur)
- Ergonomie : en plus de l'écran tactile (mais non multitouch), sa molette (qui fait bien entendu penser au BlackBerry) offre un second moyen de navigation et différentes notifications grâce à son LED multicolore.
- Logiciels : c'est bien là le plus grand point fort du Nexus One. Doté de la nouvelle version du système d'exploitation Android (2.1, Eclair), il offre une interface tactile et graphique encore plus "sexy" et fluide à utiliser, sans doute aussi grâce au processeur puissant : écran d'accueil amélioré, papiers peints animés, application galerie d'images en 3D et synchronisée avec Picasa. Mais aussi une fonction de reconnaissance vocale utilisable aussi bien pour dicter un SMS, qu'un tweet ou encore saisir une adresse dans Google Maps. Présente depuis la version 2.0, l'application Car Home permet d'utiliser plus facilement son téléphone en voiture.
Et comme Google et ses marketers font bien les choses, il est utile de visiter le site officiel du Nexus One, et de tester l'interface et l'ergonomie : toutes les icônes et touches du terminal affiché en page d'accueil sont interactives. L'animation 3D vaut également le détour. Une vraie réussite !
Mais au-delà des effets de style marketing, au terminal (et ses futurs petits frères?) de faire maintenant sa carrière commerciale face aux concurrents, principalement l'iPhone (mais je n'ose presque pas le dire, tant c'est une évidence !). Pas si évident, auprès du grand public notamment. Un chose est sûre : "Google is in Da'House"... Google débarque sur le marché du smartphone sous son propre nom, et a bien l'intention de pousser non seulement les ventes de ses propres "superphones", mais aussi de tous les mobiles Android.
