Intel a présenté à l'occasion du salon CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas sa nouvelle technologie d'affichage sans fil WiDi (Wireless Display).
Elle consiste à transmettre en WiFi (norme 802.11n) l'affichage de votre PC sur votre téléviseur. Idéal pour visionner des films DivX, des vidéos, des photos, ou des bande-annonces sur Internet, comme le montre la démonstration d'Intel ci-dessous.
Cette technologie sera embarquée avec les nouveaux ordinateurs portables équipés de processeurs mobiles Core i5 ou Core i3, du circuit Intel HD Graphics ainsi que des logiciels Intel MyWiFi et Intel Wireless Display. Ils sont prévus pour débarquer sur le marché dès la fin du mois de janvier chez Sony, Dell et Toshiba.
Pour pouvoir profiter de cette technologie, il faudra disposer d'un téléviseur HD doté d'une prise HDMI, et d'un décodeur sans fil branché à la TV. Pour l'instant, seul Netgear a présenté un décodeur pour cette technologie : le Push2TV. Mais d'autres modèles devraient voir le jour. Le boîtier Push2TV de Netgear devrait être livré avec les ordinateurs équipés de la technologie WiDi, selon Intel (reste à savoir si ce sera également le cas en France).
L'affichage sans fil n'est pas nouveau mais la technologie Intel a le mérite de proposer une solution intégrée à l'ordinateur et répond directement et de façon simple (il suffit d'appuyer sur une touche dédiée de l'ordinateur) au besoin grandissant de convergence entre l'ordinateur et les appareils du salon. Sans doute beaucoup plus facile à mettre en oeuvre qu'un réseau domestique DLNA, le WiDi d'Intel reste aussi beaucoup moins complet en terme de possibilités. Mais c'est un premier pas intéressant.
Concernant les écrans plats (plasma ou LCD), la course à la taille de l'écran, la diagonale est bel et bien terminée (on a atteint des dimensions dignes d'une salle de cinéma, donc...que faire ensuite?). Désormais, les constructeurs (Samsung et LG en tête) se battent pour sortir les TV les plus fines possibles. Dernier record en date : 2,6 mm (si, si !) pour la prochaine génération de TV LED signée LG, et présentée au CES de Las Vegas début janvier.
Diagonale 42 pouces, poids 4kg, Full HD, rafraichissement 120 Hz, fixable à un mur... Mais où ont-ils bien pu mettre les haut-parleurs?
J'ai eu l'occasion de tester hier soir le nouveau service de VOD de Sony via sa console Playstation 3. Le service propose un catalogue de films en définition standard (SD) et en haute définition (HD). J'en ai noté plus d'une cinquantaine en HD, plus de 300 en SD: un catalogue assez varié de titres anciens et récents (dont Wolverine, Star Trek ou Gran Torino), mais on espère qu'il s'étoffera rapidement, car l'utilisateur, qui a déjà une DVDthèque fournie, risque de vite tourner en rond. Par ailleurs, je note que certains films SD ne sont pas en location, mais uniquement à l'achat. Les films HD, eux, ne peuvent être achetés.
On a choisi de louer un film en SD, à 3,99 euros (on aurait pu l'acheter pour 14,99 euros, glurps!), le paiement s'effectue par carte bancaire. Processus assez laborieux avec la télécommande ! L'interface n'est pas plus conviviale qu'un clavier de téléphone mobile... Une fois l'achat effectué, le téléchargement démarre. Au bout de quelques minutes, le service propose de démarrer la lecture du film pendant le téléchargement. La qualité d'image est excellente. Par contre, l'audio est en stéréo et VF. Mouais... Manque de chance pour nous, la connexion Internet (Merci Numéricable!) n'est guère rapide. Au bout d'une demi-heure de film, la lecture s'interrompt à plusieurs reprises pour attendre la mise en mémoire tampon suffisante. Très frustrant !
Je n'ose imaginer si on avait loué un film en HD... Autant prendre les devants quand on veut regarder un film et qu'on n'a pas une connexion Internet mirobolante. Le film reste disponible pendant 48h, c'est déjà ça.
Globalement, c'est au point, mais je trouve cela toujours un peu cher. Les services de "catch up" TV (télévision de rattrapage, chez Canal Plus, M6, etc.) m'emballent beaucoup plus.
Présentée au "concept store" Sony Style sur l'Avenue George V à Paris, la technologie HD 3D ne fait plus partie des labos de R&D. Ça fonctionne, c'est bluffant... La première TV "3D Ready" de Sony sera commercialisée "courant 2010", en même temps que les premiers lecteurs Blu-Ray 3D (la PLaystation 3 n'aura besoin, selon le porte-parole Sony, que d'une mise à jour du "firmware" pour devenir compatible 3D). Le Japonais a donc bien l'ambition d'être le premier sur ce marché.
Mais voilà, avec la HD qui vient à peine d'arriver sur le marché grand public, son avènement à court terme sera cantonné, selon moi, au secteur haut de gamme. Et encore, cela n'est pas gagné car il faudra que les contenus suivent.
En quelques mots, la technologie 3D, c'est un écran haute définition qui diffuse une double image : en 200 Herz, soit 100 hertz pour l'oeil droit et 100 hertz pour l'oeil gauche (stéréoscopie). Chaque image est légèrement décalée par rapport à l'autre pour respecter le point de vue de chaque oeil. Cette double image est synchronisée, via un émetteur infra rouge (pour l'instant non embarqué dans le téléviseur), avec une paire de lunettes spécifiques, dites "actives". Celles-ci occultent chaque oeil l'un après l'autre, à haute vitesse, afin que chacun capte l'image qui lui est destinée sur l'écran.
Le résultat est en effet réellement bluffant: on obtient un effet relief dans l'image, à tous les niveaux, et une profondeur de champs étonnante, décuplée par la haute définition. Je n'avais vu jusqu'à présent qu'une brève démonstration Orange d'un match de tennis à Roland-Garros. Ici, Sony nous a montré des séquences variées, montrant le potentiel du spectacle 3D :
- jeux vidéo : si les jeux de course Gran Turismo et Wipeout m'ont parus assez mal réalisés (donnant presque "mal au coeur" !), j'ai trouvé les démos de Little Big Planet et Motorstorm proprement stupéfiantes ! Les différents niveaux de profondeur de l'image donnent vraiment une impression vertigineuse d'être immergé dans l'action.
- Documentaire animalier sous-marin : les vues sous-marines m'ont bluffée. Le niveau de détail en HD, la profondeur de champs et la mobilité des sujets (le requin sort littéralement de l'écran et vous approche... drôle de sensation). Etant plongeuse, j'ai ressenti un petit frisson, trouvant que certaines prises de vues procuraient des sensations visuelles assez similaires à mon vécu en Mer Rouge !
- Film d'animation 3D (le bien nommé "Tempête de boulettes géantes") : évidemment, la 3D se révèle parfaitement adaptée à ce genre de spectacle. La scène montrée offre l'opportunité de se projeter dans l'action avec un personnage bondissant, à tel point qu'on a l'impression qu'il va atterrir sur vos genoux. Seul inconvénient, lorsque le personnage est loin dans le champ, et s'agite beaucoup, il me paraissait un peu plus flou, comme si l'effet 3D s'estompait et que les deux images se mélangeaient...
En sortant de la démonstration, on est forcément sous le charme. Cependant, je me demande toujours dans quel état mon cerveau et mes yeux se trouveraient au bout de deux heures de visionnage de films ou de jeux en 3D ?
Nvidia, qui propose une solution de jeu 3D stéréoscopique pour PC (GeForce 3D Vision) à base de carte graphique spécifique et de lunettes actives (à exploiter avec un moniteur 120 Hz minimum) trouve déjà quelques détracteurs qui se plaignent de maux de tête et de fatigue visuelle après avoir joué en 3D. Quant aux films en 3D déjà diffusés en salles aux Etats-Unis, ils continuent de "faire mal aux yeux" selon certains retours d'expérience, rapportés par Slate.
Cette vidéo montre les mêmes démos de jeux que j'ai vues à Paris ce matin :
Qui se souvient de cet improbable film de série B, L'étrange créature du Lac noir, diffusé en relief au début des années 80, à l'occasion d'une Dernière séance de Monsieur Eddy sur FR3 ? Nous avions acheté consciencieusement, avec mon grand frère, les lunettes spéciales munies de filtres bicolores avec le magazine Télé 7 jours la semaine de la diffusion. Comme beaucoup de "téléspectateurs" français sans doute. Bon, évidemment, l'effet relief n'avait rien d'extraordinaire. Amusant tout au plus les 30 premières minutes, puis, le mal de tête et la médiocrité du film aidant, nous n'en avons pas gardé un souvenir impérissable. Juste celui d'une expérience télévisuelle originale !
Aujourd'hui, il est fortement question de 3D à nouveau à la télévision grâce aux évolutions des technologies 3D et à la haute définition (HD). Les constructeurs tel Sony, Philips ou encore Panasonic annoncent leurs premiers téléviseurs "HD 3D" pour 2010. Mais que pourra-t-on regarder sur ces télés qui coûteront plusieurs milliers d'euros ? Quelques films d'action ou d'animation, produits à la fois en 2D et en 3D par Hollywood (comme Là Haut ou encore l'Age de glace 3, et bientôt le fameux Avatar de James Cameron, tourné intégralement en 3D) que l'on pourra lire au moyen de nouveaux lecteurs Blu-Ray 3D qui feront eux aussi leur apparition à partir de 2010... On nous promet un effet relief bluffant, où les personnages "sortent" littéralement de l'écran, des lunettes spéciales qui ne donnent plus mal à la tête (et qui sont d'ailleurs bien éloignées des premières lunettes dotées de filtres colorés)...
Et quid des contenus télévisés ? A part, France télévision et Orange qui ont expérimenté la diffusion en 3D de matches de Roland-Garros ces dernières années, je ne vois pas grand monde se précipiter sur la 3D en France. Produire de tels contenus coûte une fortune : caméras et régie spécifiques, puis seul un réseau doté de "gros" tuyaux comme la fibre optique pourra permettre de diffuser de telles émissions. A part quelques événements ou spectacles d'exception, une telle mobilisation de moyens ne semble pas vraiment raisonnable. Bref, rien n'est fait, et l'agitation autour de la 3D, présentée comme la nouvelle étape technologique après la HD me semble prématurée.
De plus, côté normes, chaque constructeur a l'air d'y aller de sa propre technologie. Une petite réminiscence de la récente bataille entre les standards HD DVD et Blu-Ray comme standards de la haute définition. Et du côté des consommateurs, surtout ceux qui viennent à peine d'investir dans un téléviseur HD, et un lecteur Blu-Ray : ils ne sont pas prêts de changer leur matériel avant quelques années.
Il vaut mieux attendre que les salles de cinéma s'équipent, que l'on puisse profiter de ce spectacle en conditions réelles pour se faire une idée, avant de se prononcer pour l'intérêt ou pas d'une telle technologie dans notre salon.